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PROMESIS "Danse avec le feu"


Marie BABEY

Peu de rapport à première vue entre un feu d’appartement dans une maison bien isolée et un incendie dans une centrale nucléaire ou une cale de bateau. Le point commun ? Le feu se développe dans un milieu clos, « confiné », comme disent les spécialistes, autrement dit où les gaz de combustion, les vapeurs et les fumées ne se libèrent pas à l’extérieur, mais au contraire se concentrent dans un espace fermé. Ils finissent, lorsque les conditions de température et de pression sont réunies, par créer les phénomènes meurtriers que l’actualité ou le cinéma ont fait connaitre du grand public : flash over, backdraft… Des accidents thermiques qui ont coûté la vie à à des pompiers comme ce fut le cas pour cinq d'entre eux à Neuilly-sur-Seine (92), en 2002, lors d'une intervention à priori sans difficulté dans une chambre de service. Pour les sapeurs pompiers, maitriser ces phénomènes, c’est donc une question de vie ou de mort. Paradoxe: l'isolation thermique plus poussée dans les maisons, l'utilisation de nouveaux matériaux rendent le feu plus difficile à combattre, plus dangereux, surtout. En cas d'incendie, le pompier est alors confronté à des ennemis sournois et capricieux: gaz toxiques et fumées chaudes prêtes à s'enflammer brutalement, qui envahissent peu à peu l'espace. Intervenir dans ces locaux hermétiques, devient une opération à haut risque. Qu’il faut anticiper pour limiter le danger. Étudier les phénomènes de combustion pour les maitriser et mieux les combattre: tel est l'objectif de PROMESIS. Un programme scientifique et technique, permettant d'essayer des stratégies, tester des armes nouvelles d'extinction, des angles d’attaque, des produits technologiques. Il réunit des hommes d'horizons très différents: scientifiques du CNRS, du CEA, techniciens de l’IFP* et de l'ASN*, industriels et sapeurs pompiers. Tous ont en commun la passion dévorante du feu, la fascination des flammes, le goût du combat singulier contre leurs adversaires: les fumées qui se concentrent au dessus-de leurs têtes, les gaz à la limite de l’embrasement, la chaleur qui repousse la résistance physique, le corps à corps avec la bête noire et brûlante : danse avec le feu. L’installation ne paie pas de mine : tout juste trois conteneurs maritimes évidés. 140 m3 rebaptisés Sérafin (structure d’essais de recherche et d’attaque pour les feux instrumentés). Une zone de feu au fond où brule le bois des palettes, un espace plus en avant, bourré de 300 capteurs de température et de pression, où évoluent à genoux et à une température de près de 300° des hommes du feu très chevronnés. Depuis deux ans, 158 brûlages ont été effectués dans ce caisson, avec, pour résultat, l' apport régulier de nouvelles connaissances sur le développement des phénomènes physiques du feu dans un environnement confiné et sur les moyens de le combattre. Deux ans d'expérimentation pour permettre à l'avenir aux pompiers de progresser dans ces milieux hostiles sans risquer d' accident thermique. *CEA: Commissariat à l'Energie Atomique *IFP: Institut Français du Pétrole *ASN: Autorité de Sûreté Nucléaire


 

Marie Babey / Picturetank BAM0242445

Roanne: - 2° à l'extérieur, bientôt 300° à l'intérieur. Cet ensemble apparemment sommaire de containeurs et de tôles, c'est en fait un véritable laboratoire scientifique oùs techniciens, sapeurs pompiers et ingénieurs jouent avec le feu jusqu'aux limites de leur force et de la résistance de leur équipement. Leur but: inventer une nouvelle façon de maitriser les flammes et d'attaquer les incendies. Cette installation, reproduisant un intérieur de bâtiment, y est depuis deux ans un lieu d'expérimentation unique en Europe: 158 brûlages y ont été réalisés à ce jour, avec le concours de dix pompiers parmi les plus expérimentés de France, venus se confronter aux situations dangereuses des feux « sous-ventilés »..

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242438

Alimenté par des palettes en bois, le feu monte très vite à des températures à la limite du supportable: 1000° en partie supérieure du cantonnement, entre 280° et 300° à hauteur des casques des pompiers, qui opèrent à genoux au plus près du sol.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0243126

Promésis, ce pourrait être juste un programme de recherche, à peine plus spectaculaire que les autres à cause du feu. Mais c’est surtout une équipe d’hommes reliés par la mystérieuse passion des flammes, enthousiastes à l’idée d’aller au « brûlage » comme d’autres sportifs vont au stade ou montent sur un ring. Impatients de se mesurer à leurs adversaires craints et respectés : les flammes, les fumées, et au-delà, leurs peurs, leur besoins irrépressible de danser avec ce feu qui les attire et les fascine.

Roanne, France - 00/00/2008

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242402

Pour des raisons de sécurité, les « opérateurs feu » travaillent en binômes. Avant le brûlage, chacun vérifie soigneusement l'équipement de son co-équipier: tenue, masque, arrivée d'air, appareil respiratoire, protections thermiques.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242477

Vérification terminée. Les opérateurs feu de Promesis ont été les premiers à tester les nouvelles tenues de feu: vêtements, casques, tissu anti-feu recouvrant casques et appareils respiratoires,... qu'ils ont soumis à rude épreuve.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232898

Un opérateur feu à l'entrée du caisson. Les binômes se relaient toutes les sept minutes, temps au-delà duquel les hommes s'exposent à de graves dangers: brûlures, altération des perceptions sensitives, perte de vigilance, déshydratation.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232897

Ce combat singulier, dans le huis clos d'un grand containeur, place les opérateurs en situation de feux en milieu confiné, les plus dangereux. Le développement du feu et la propagation des fumées sont reproduites dans les conditions exactes d'un incendie réél. Seule différence: à chaque stade de ce développement, des capteurs enregistrent la moindre modification des températures et des pressions.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232896

Le caisson Sérafin est une structure fortement instrumentée. La caméra thermique et les 300 capteurs placés dans le caisson sont des instruments de mesure sophistiqués qui recueillent et analysent en temps réél toutes sortes de données sur les flux thermiques et gazeux, ainsi que la pression des fumées.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0243527

L'évolution du feu d'un brûlage dans le caisson Sérafin.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242404

En attendant son tour de rentrer dans le feu, un opérateur règle et surveille les entrées d'air dans le caisson, qui déterminent l'évolution des gaz et des fumées. Le flux thermique, moins important au sol, oblige le pompier à s'allonger ou s'accroupir.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242429

Attente d'une nouvelle mise à feu devant la porte du caisson Serafin.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242414

Les 300 capteurs placés dans le caisson Sérafin mesurent l'évolution du feu et l'efficacité des moyens d'extinction dans le cadre de différents scénarios: feu d'appartement, incendie de cave.... Lors de ces expériences grandeur nature, les pompiers sont en contact radio avec les scientifiques. La séquence est enregistrée et les données acquises sont transmises au groupe scientifique qui en fait l'analyse. Une animation informatique de brûlage est également réalisée.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242419

Un opérateur attend son tour devant la porte du caisson Sérafin.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242416

Porte latérale donnant sur la zone feu (« l'âtre ») du caisson Sérafin.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242400

La zone de travail où se développe la masse gazeuse générée par le foyer et où peut s’opérer son étude, son évolution et son traitement, n'est pas aux mains de machines. Seuls les hommes, des pompiers expérimentés, peuvent avoir le ressenti des effets du flux thermique, et des modes d'extinction adaptés.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242432

Un des objectifs de Promesis est de tester tous les produits extincteurs (eau, mousses..) et les moyens de les propulser, à des niveaux de pression et de débit variables. La projection de mousse est de plus en plus utilisée pour l'extinction des feux. Une façon de mieux éteindre avec moins d'eau

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232907

Les opérateurs feu vont souvent au-delà de leurs limites. Celui-ci a eu la visière de son casque déformée par la chaleur extrême qui règne dans le caisson Sérafin. Elle équivaut à dix fois celle d'une plage corse un midi d'été, lorsque le soleil est au zénith

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242425

Un opérateur feu dans le fumée qui se dégage de la porte du caisson.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242448

Dans le feu en milieu confiné, le plus urgent n'est plus l'extinction des flammes mais la maitrise des fumées. Car ce sont elles qui propagent les incendies sur de grandes distances et mettent en danger les intervenants.

ROANNE (42), France - 00/00/2007

 

Marie Babey / Picturetank BAM0157163

Le combat du feu et des fumées: les pompiers sont soumis à rude épreuve face à la chaleur, aux gazs et aux fumées, dans des lieux très confinés.

Roanne, France - 00/05/2007

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232904

Développement de la masse gazeuse générée par le foyer . Plus que les flammes, ces épaisses fumées sont véritablement dangereuses car portées à très haute température et pouvant contenir des poches de gaz inflammables instantanément.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0243151

En cas d'incendie, dans des locaux trop bien isolés, le feu est sous-oxygéné par manque de comburant. Résultat: des gaz toxiques et des fumées chaudes prêtes à s'enflammer, comme celles-ci, envahissent peu à peu le local. La température s'élève et l'accumulation de gaz et de fumées surchauffés peuvent s'enflammer voire exploser dès lors qu'un paramètre est non maîtrisé (par exemple l'apport accidentel d'air).

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242406

Développement la masse gazeuse générée par le foyer . Plus que les flammes, ces épaisses fumées sont véritablement dangereuses car portées à très haute température et pouvant contenir des poches de gaz des poches de gaz inflammables instantanément.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0244009

Cet ensemble apparemment sommaire de containers et de tôles, est en fait un véritable laboratoire scientifique où techniciens, sapeurs pompiers et ingénieurs jouent avec le feu jusqu'aux limites de leur force et de la résistance de leur équipement. Leur but: inventer une nouvelle façon de maitriser les flammes et d'attaquer les incendies. Cette installation, reproduisant un intérieur de bâtiment, y est depuis deux ans un lieu d'expérimentation unique en Europe: 158 brûlages y ont été réalisés à ce jour, avec le concours de dix pompiers parmi les plus expérimentés de France, venus se confronter aux situations dangereuses des feux « sous-ventilés »..

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242411

Dernières consignes avant l'entrée dans le caisson Sérafin. Mettre au point les plans de bataille contre le feu avant d' y pénétrer, de se mesurer à lui. Lutter corps à corps. Au cœur du brasier. Le corps en feu mais la tête froide.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242421

Concentration avant le début d'un nouveau brûlage. Promesis participe à volonté de ne plus exposer les hommes à la fatalité d'une lutte meurtrière contre les flammes et les gaz,

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242446

L.es fumées qui se concentrent au dessus-de leurs têtes, les gaz à la limite de l’embrasement, la chaleur qui repousse la résistance physique, le corps à corps avec la bête rouge et brûlante : voilà ce que les pompiers de Promesis et d'ailleurs aiment par-dessus tout.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232906

Un des objectifs de Promesis est de tester tous les produits extincteurs (eau, mousses..) et les moyens de les propulser, à des niveaux de pression et de débit variables. La projection de mousse est de plus en plus utilisée pour l'extinction des feux. Une façon de mieux éteindre avec moins d'eau

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242424

La zone de feu, alimentée à chaque brûlage par le même nombre de palettes en bois.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232900

Vue de l'intérieur du caisson en fin de brûlage.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232913

Vue de l'intérieur du caisson en fin de brûlage.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242398

Position des opérateurs feu dans le caisson Sérafin.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242420

Phase d'extinction du feu dans le caisson.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0232902

Phase d'extinction du feu dans le caisson.

Roanne, France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242417

Fin de brûlage dans la zone de feu du caisson Sérafin.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242442

Un brûlage tel que celui de Promesis, à 300°, fatigue énormément l'organisme des pompiers.Ils en sortent épuisés, mais toujours prêts à retrouver ce territoire inhumain, impitoyable: le foyer, le feu, l’incendie, qui confine à la mort.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242491

Un brûlage tel que celui de Promesis, à 300°, fatigue énormément l'organisme des pompiers.Ils en sortent épuisés, mais toujours prêts à retrouver ce territoire inhumain, impitoyable: le foyer, le feu, l’incendie, qui confine à la mort.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242413

Un brûlage tel que celui de Promesis, à 300°, fatigue énormément l'organisme des pompiers.Ils en sortent épuisés, mais toujours prêts à retrouver ce territoire inhumain, impitoyable: le foyer, le feu, l’incendie, qui confine à la mort.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242444

Un brûlage tel que celui de Promesis, à 300°, fatigue énormément l'organisme des pompiers.Ils en sortent épuisés, mais toujours prêts à retrouver ce territoire inhumain, impitoyable: le foyer, le feu, l’incendie, qui confine à la mort.

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242459

Il n'y a pas que les hommes: les tenues aussi sont soumises à rude épreuve.Le même casque neuf et après une centaine de brûlages!

ROANNE (42), France - 00/00/2009

 

Marie Babey / Picturetank BAM0242476

Des pompiers de divers horizons (pompiers de Paris, Marins Pompiers de Marseille, du CEA, d'Areva) ont participé aux 158 brûlages du programme Promesis. Ils ont permis à la photographe de faire des images à l'intérieur même du caisson en mettant au point un habillage pour son appareil photo et en l'initiant à l'équipement feu (masque, appareil respiratoire).

ROANNE (42), France - 00/00/2009



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