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URGENCES


Marie Babey

Ce reportage aux Urgences de l’Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt (92) et au CMC de Parly 2 au Chesnay (78) a été réalisé avec le complicité du Docteur Ali AFDJEI. Urgentiste de vocation, médecin du Paris-Dakar, combattant de la première heure des effets de la canicule de l'été 2003, ce praticien d'origine iranienne est l’un des 2000 médecins urgentistes hospitaliers français qui interviennent chaque année pour 12 millions de patients. Avec Patrick Pelloux, il est co-fondateur de l’AMUF (Association des Médecins urgentistes Français), qui milite pour une revalorisarion matérielle et morale des urgences médicales. Il travaille aujourd’hui à la création d’une ONG « Urgences sans Frontières ». Chaleureux et cordial, comme le montre ces images, Ali prend sur lui les malheurs de ses patients et les carences du système hospitalier. Il m'a laissé carte blanche pour percer l'intimité de ces boxes d'urgence, où se jouent des drames intenses et des fins de vie terribles, mais où se dénouent souvent des angoisses diffuses et des désespoirs infondés. Ici se joue la Comédie humaine, sans fard ni artifice. C'est souvent devant la maladie que l'homme se découvre. Pas de spectaculaire, pas d'images choc, mais un récit au jour le jour, sans tricherie ni mise en scène, de la vie d'un service d'urgence hospitalier. Avec son cortège de personnes âgées en détresse, avec les coups d'adrénaline et les fatigues, avec les éclats de rire de fin d'intervention, les rencontres et les émotions.


 

Marie Babey / Picturetank BAM0172967

Le docteur urgentiste Ali Afdjei, devant le service des Urgences de l'Hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt (92)

Boulogne-Billancourt, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058535

Le docteur Ali AFDJEI, médecin urgentiste à l'Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt et chef du service des urgences du CMC de Parly2. "Chaque fois que je me lève la nuit pour descendre aux Urgences, chaque fois que je passe cette porte, je ne peux m'empêcher de penser que je traverse le temps et la vie. Il me semble chaque fois que je passe de la vie à la mort, de la mort à la vie."

Le Chesnay, 78, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058570

Un homme pris de malaise est emmené aux Urgences par les Pompiers de Paris.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172949

Attente dans le couloir des urgences de l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt (92)

Boulogne-Billancourt, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058550

Arrivée aux Urgences d'une jeune femme accidentée.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058551

Un SDF dort sur ses chaussures, une habitude des nuits passées au Samu social. "Si les « urgences vraies » ou urgences vitales ne représentent qu’une minorité des consultations aux Urgences (environ 5 à 15%), la grande majorité des urgences ne peut malgré tout être refoulée du moins aussi facilement qu’on pourrait le croire, explique le docteur Afdjei.On ne peut renvoyer n’importe comment un patient des Urgences. S’il est là c’est bien qu’il y a une raison. Bonne ou mauvaise cette raison doit être examinée."

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058569

Une jeune femme est tombée dans le couloir des Urgences de nuit.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058541

Un personnel urgentiste à l'écoute des personnes oubliées. "L’infirmière et le médecin des Urgences ont encore à mon avis une place de confiance importante au sein de la société, qu’il faut pour le bien de tous conserver toujours, explique Ali Afdjei. Et cela passe par un seul mot clé : l’accueil. Des moyens justes doivent être donnés aux urgentistes aussi pour cette raison."

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058540

"Les personnes âgées amenées, déposées, délaissées aux Urgences existent.", explique le Docteur Afdjei. C'est une réalité que nous vivons aux Urgences et que nous supportons avec douleur et impuissance".

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172824

Un garçon s'est foulé le poignet, le docteur Ali Afdjei lui montre la radio de sa main

Le Chesnay Parly2, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058536

Recherche d'une affection cardiaque par le Docteur Afdjei

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058538

C'est avec beaucoup d'humanité que sont traitées les personnes du 3ème âge dans ce service hospitalier. "Les personnes âgées amenées, déposées, délaissées aux Urgences existent.", explique le Docteur Afdjei. "Beaucoup sont victimes de la solitude, particulièrement les mois d'été. C'est une réalité que nous vivons chaque année aux Urgences et que nous supportons avec douleur et impuissance".

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058544

Une vieille dame en attente dans le couloir est réconfortée par le personnel hospitalier.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058553

Un homme, atteint d'un cancer, attend allongé dans le couloir des Urgences. "Le critère de gravité est entièrement sous la responsabilité de l’urgentiste dont le rôle principal consiste à résoudre ce problème. Traiter, soigner, orienter, mettre en sécurité, gérer, faire partir, avoir un œil sur tout ce qui bouge et tout ce qui ne bouge pas. C’est ce travail qui demande réellement de l’expérience mais aussi un don, une prédisposition à la communication, au calme, à l’organisation et à la diplomatie. J’ai souvent vu de bons médecins être de mauvais urgentistes par déficit de qualité indispensable aux Urgences." (Ali Afdjei)

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058564

A l'écoute d'un homme, soigné pour un cancer, pris d'un violent maux de tête. "On ne peut renvoyer n’importe comment un patient des Urgences. S’il est là c’est bien qu’il y a une raison. Bonne ou mauvaise cette raison doit être examinée. De toute façon, la personne est devant vous, elle vient vous solliciter et parfois par désarroi ou désespoir. Les urgences sont aussi cela. Le dernier filet de sauvetage, un dernier maillon dans une société qui n’a plus toujours ses repères et ses gardes fous.", explique le Docteur Afdjei.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058542

Soins intensifs pour cette vieille dame arrivée par le Samu aux Urgences. Toute une partie du personnel se mobilise pour la sauver. "L’urgence a une complexité physique, psychique et mentale. Elle fait irruption dans une vie, comme un choc. Ce choc est ressenti en intensité variable selon chacun. Les services d'Urgences n’ont-ils pas d'ailleurs chacun leur salle de déchocage ? Le patient des Urgences ne peut rester seul. Il doit être reçu et traité par une ou plusieurs autres personnes. Cette symbiose ou non fera le succès ou l’échec de l’acte médical. Le temps est un maître mot de l’urgence, parfois objectif, souvent subjectif. " (Dr A.A.)

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2004

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058543

Dans les couloirs, l'angoisse de ceux qui attendent le diagnostic d'un proche.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2004

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058539

Une vieille dame remercie le Docteur Afdjei d'avoir été à l'écoute de sa maladie mais aussi de sa solitude. Il faut parfois régler les soucis de famille, d'abandon et de prise en charge, explique-t-il.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2004

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058560

Une femme angoissée à la lecture des résultats de son électro-cardiogramme.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058552

Un homme manque d'oxygène, ses analyses sont mauvaises.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058537

Une vieille dame a été prise de malaise. Le docteur Afdjei doit aussi calmer ses angoisses. "L’urgence, explique-t-il, doit être examinée, questionnée, palpée, écoutée…C’est un travail à deux, un duo inséparable. Le malade et le médecin presque en même temps. Ensemble, ils vont apprécier le degré de l’urgence, ensuite le médecin devra décider. Difficile tâche aux nombreuses contraintes, que tous lui imposent au même moment."

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058555

Une femme s'est demis la clavicule. Les soins sont douloureux.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172823

Une femme s'est démis l'épaule

Boulogne-Billancourt, 92, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172822

Une femme s'est démis l'épaule

Boulogne-Billancourt, 92, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058557

Une femme s'est demis la clavicule. Les soins sont douloureux.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058558

Infirmière et médecins tentent de remettre l'épaule en place. "Signalons que les infirmières des Urgences n’ont aucune spécificité par rapport à leurs collègues de salle ou de consultation. Les aides-soignants sont très sollicités et le brancardage, parfois difficile, doit être mieux fait et doit être plus rapide qu’ailleurs. Car ici, en principe, on ne peut admettre de délai ! Pourquoi ne pas accorder un bonus, une rémunération supplémentaire, un temps libre plus souple à des personnes à qui on demande de faire mieux et plus vite que les autres et à qui on reprochera cela en premier si ce n'est pas fait pas ainsi ? " (Dr A.A.)

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058563

Arrivée d'une jeune femme, menottes au poing, aux Urgences.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058561

Une jeune femme, en proie à une crise de démence, est emmenée menotté aux Urgences.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058545

Soin dans les couloirs du service des Urgences . Le docteur Afdjei n'a pu trouver de lit pour cette personne qui doit pourtant être hospitalisée.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058546

Le docteur Afdjei se charge aussi de forme les étudiants en médecine en stage aux Urgences. "Le moindre signe, bénin soit-il, peut être le signe précurseur d’une pathologie grave, la moindre faute d’inattention peut retarder un diagnostic. Un petit rien peut prendre rapidement en médecine des proportions invalidantes pour une personne. Certes, ceux-là ne sont pas des urgences vitales mais convenez que si cela vous concernait un samedi soir, vous aimeriez bien être examiné, pris en charge et au moins rassuré." (Dr A.A.)

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172791

Une jeune fille s'est enfoncée une aiguille de machine à coudre dans un doigt. Le docteur Ali Afdjei retire l'aiguille en réconfortant la patiente

Le Chesnay Parly2, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172792

Une jeune fille s'est enfoncée une aiguille de machine à coudre dans un doigt. Le docteur Ali Afdjei retire l'aiguille en réconfortant la patiente

Le Chesnay Parly2, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058572

"L'explication du nombre élevé de victimes âgées doit surtout être recherchée en amont des Urgences et des secours; elle est essentiellement liée à la grande solitude des personnes du troisième âge de notre société", constate le Docteur Ali Afdjei.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058571

Crise d'angoisse. "Mais alors y a t-il de fausses urgences ? Des gens viendraient-ils aussi pour rien aux urgences ? C’est difficile pour un médecin de répondre oui à cette question. La réalité est là pourtant: plus de 80 % des patients pourraient être traités autrement qu’en urgence ! " (Dr A.A.)

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058549

Le Docteur Afdjei à l'écoute d'un de ses vieux patients, atteint d'un cancer.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058547

Examen d'une dame âgée en fin de vie.

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058554

Diagnostic et prescription médicale à l'issue des soins.

Clinique de Parly II (78), 78, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0172962

Le docteur urgentiste Ali Afdjei, au service des Urgences de l'Hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt (92)

Boulogne-Billancourt, France - 00/00/2005

 

Marie Babey / Picturetank BAM0058548

Réconfort auprès des personnes âgées en détresse

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine, France - 00/00/2005



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